Jake Sanderson progresse cette saison, mais son classement au Norris Trophy reste inchangé

Jake Sanderson et le Norris Trophy

Pour la deuxième année consécutive, les votants du Norris Trophy ont confirmé le statut de Jake Sanderson en tant que défenseur parmi les 10 meilleurs de la LNH. Les résultats du vote ont été dévoilés mardi, et le défenseur des Columbus Blue Jackets, Zach Werenski, a été nommé vainqueur. Pour les fans des Sénateurs, terminer à la 10e place peut sembler décevant, mais cela en dit plus sur la qualité des défenseurs dans la LNH que sur le jeu de Sanderson.

Performance de Jake Sanderson

Bien que nous puissions plonger dans des analyses détaillées, soyons honnêtes : les votants privilégient les buts, les passes décisives et les points, et Sanderson a connu une amélioration significative dans ce domaine. L’année dernière, il a enregistré 57 points en 80 matchs, tandis que cette saison, il a accumulé 54 points en seulement 67 matchs. Son taux de points par match est donc passé de 0,71 à 0,81. En projetant sur une saison complète de 82 matchs, Sanderson aurait terminé avec environ 66 points.

Cependant, les votants ont pris en compte ses 15 matchs manqués, principalement en raison d’une blessure à l’épaule. Même avec 66 points sur 82 matchs, il y aurait encore eu huit défenseurs ayant produit davantage. Cela reflète la concurrence accrue à cette position.

Les résultats du vote

Regardons les résultats du vote de cette année (dans l’ordre) : Zach Werenski (vainqueur), Cale Makar, Rasmus Dahlin, Evan Bouchard, Moritz Seider, Lane Hutson, Quinn Hughes et Miro Heiskanen ont tous terminé devant Sanderson. Erik Karlsson, qui a remporté deux de ses trois Norris Trophies avec Ottawa, a terminé à égalité avec Sanderson à la 10e place.

La valeur de Sanderson

Comme la plupart des joueurs de la liste ci-dessus, la valeur de Sanderson va bien au-delà de la feuille de pointage. Il existe un vieux cliché dans le hockey sur les joueurs capables de manœuvrer dans une cabine téléphonique. Si un joueur des Sénateurs correspond parfaitement à cette description, c’est Sanderson. Que ce soit pour tenter de trouver une passe de sortie lors d’une contre-attaque avec un forechecker agressif sur lui, ou pour maintenir la ligne bleue offensive sans espace pour travailler, Sanderson trouve toujours un moyen.

Et son patinage… Mon Dieu, son patinage ! Quand vous avez Tim Stutzle, l’un des joueurs les plus rapides de la ligue, qui s’enthousiasme pour votre patinage, vous savez que vous êtes à un niveau exceptionnel.

La rapidité de Sanderson lui permet d’échapper à la pression qui submergerait la plupart des joueurs. Sa capacité à maintenir la possession dans des espaces restreints transforme les jeux brisés en occasions de marquer et maintient les possessions en zone offensive. Les fans d’Ottawa le voient chaque soir, même si cela ne se traduit pas toujours par des gros titres à l’échelle de la ligue.

Impact lors des playoffs

Si les fans des Sénateurs avaient besoin d’un autre rappel de la valeur de Sanderson (spoiler : ils n’en ont pas besoin), ils en ont eu un lors du premier tour des playoffs. Ottawa est entré dans le match 3 contre la Caroline, faisant face à un déficit de 2-0 dans la série après une défaite déchirante en prolongation lors du match 2.

Mais alors que la Caroline menait le match 3, 1-0, le désastre a frappé. Brendan Gallagher était un grand Canadien. Voici pourquoi les fans d’Ottawa se souviennent de lui différemment. Les fans des Canadiens se souviendront de Brendan Gallagher comme d’un joueur au cœur et à l’âme. Les fans des Sénateurs se souviennent d’un rival féroce qui n’avait jamais peur de semer le trouble.

Taylor Hall, qui a joué un style visiblement plus rugueux lors de ces playoffs, a frappé Sanderson sur le côté de la tête avec son épaule. Sanderson a essayé de rester dans le jeu, mais il est rapidement devenu clair que quelque chose n’allait pas, et le timing ne pouvait pas être pire. Les Sénateurs avaient une longue occasion de jeu de puissance 5 contre 3, et Sanderson, le quarterback du jeu de puissance d’Ottawa, a été contraint de quitter le match.

Pour Hall, qui était au mieux imprudent sur le jeu, obtenir une pénalité mineure sans suspension pour avoir éliminé le meilleur joueur de l’adversaire était un échange fabuleux. Les Sens, qui étaient déjà sans Artem Zub, ont perdu ce match 2-1 et se sont retrouvés menés 3-0 dans la série, qui était pratiquement terminée à ce stade. L’absence de Sanderson a servi de rappel de sa valeur.

Conclusion

À un moment donné, lors du vote pour le meilleur défenseur, la ligue doit introduire un prix pour le meilleur défenseur défensif, car Sanderson serait également dans la course pour celui-ci. En passant, ils pourraient l’appeler le Tim Horton Trophy. Comme me le dirait mon grand-père, fan des Leafs, Horton était l’un des plus grands défenseurs de shutdown de l’histoire de la LNH.

Pour l’instant, cependant, la production offensive reste reine, et Sanderson continue de gravir les échelons du Norris. La bonne nouvelle pour Ottawa est qu’il grimpe rapidement et qu’il sera là pour longtemps. Sanderson est sous contrat jusqu’à l’été 2032 avec un cap hit de 8,05 millions de dollars par saison. Lorsque le contrat a été signé, il semblait être un bon accord. Aujourd’hui, cela ressemble à une aubaine. Dans deux ou trois ans, ce sera un vol.

La partie inquiétante pour le reste de la ligue est qu’à 23 ans, il est peu probable que Sanderson ait atteint son plafond. S’il reste en bonne santé, continue de produire à son rythme actuel et aide à mener les Sénateurs à un parcours plus profond en playoffs, la reconnaissance plus importante viendra. Une deuxième place consécutive dans le top 10 du Norris peut ne pas générer beaucoup de gros titres, mais dans une ligue débordante de défenseurs d’élite, c’est un autre rappel que Sanderson appartient déjà parmi les meilleurs de la LNH.

Par Steve Warne, The Hockey News. Cet article a été publié pour la première fois sur le site des Ottawa Senators de The Hockey News.