Le Mexique enquête sur l’attaque d’un terrain de soccer ayant fait au moins 11 morts

Massacre à Salamanca, Mexique

SALAMANCA, Mexique (AP) — Des canettes de bière, des bougies et des vêtements tachés de sang jonchaient un terrain de soccer dans le centre du Mexique, un jour après qu’un groupe d’hommes armés a tué 11 personnes et blessé 12 autres lors d’un rassemblement après un match amateur.

Réactions des autorités

Alors que les autorités enquêtent sur ces meurtres, la gouverneure de l’État de Guanajuato, Libia Dennise García, a déclaré que « la sécurité dans la région a été renforcée » grâce à l’intervention de forces étatiques et fédérales. Elle a précisé sur les réseaux sociaux que l’État « agira de manière décisive pour protéger les familles, rétablir la paix dans la communauté et traduire les responsables en justice. »

Contexte de la violence

Ce massacre a eu lieu dans la municipalité de Salamanca, qui est l’une des régions les plus touchées par la violence au Mexique. La zone est en proie à des conflits territoriaux entre le cartel local Santa Rosa de Lima, un groupe violent principalement impliqué dans le vol et le trafic de carburant, et le Cartel de Jalisco Nouvelle Génération (CJNG).

Le maire de Salamanca, César Prieto, le seul responsable à avoir fourni des détails préliminaires dimanche, a qualifié ce massacre de « vague de violence » et a sollicité l’aide de la présidente Claudia Sheinbaum.

Impact sur la sécurité nationale

Cet incident survient également quelques mois avant le début de la Coupe du Monde de la FIFA, que le Mexique co-organise avec le Canada et les États-Unis, alors que le gouvernement cherche à mettre en avant ses progrès en matière de sécurité. Lors de sa conférence de presse lundi, Sheinbaum n’a pas abordé les événements de Salamanca, se référant au bureau du procureur local, qui a seulement confirmé qu’une enquête était en cours.

Analyse de l’attaque

Les autorités n’ont pas encore proposé d’hypothèses concernant le mobile de l’attaque. L’analyste en sécurité David Saucedo, qui a été basé à Guanajuato pendant de nombreuses années, suggère que l’attaque pourrait être un acte « indiscriminé » du Cartel Santa Rosa de Lima. Selon lui, le groupe aurait pu cibler le public spécifiquement pour provoquer une montée en puissance militaire fédérale dans un territoire actuellement contrôlé par ses rivaux, le Cartel de Jalisco, un mouvement qu’il décrit comme « sabotant l’image de sécurité que le Mexique espère projeter à l’approche de la Coupe du Monde. »

Le Cartel de Jalisco est l’organisation criminelle à la croissance la plus rapide au Mexique et a été désigné comme organisation terroriste par l’administration Trump, qui a également ciblé le cartel Santa Rosa de Lima.

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