Affirmations sur les sauteurs à ski rejetées
PREDAZZO, Italie (AP) — Le corps de régulation du ski a rejeté vendredi comme une « rumeur folle » les rapports selon lesquels les sauteurs à ski amélioreraient leur anatomie pour gagner en distance, alors que les Jeux Olympiques d’Hiver approchent.
Rapport controversé du tabloïd allemand
Un rapport du tabloïd allemand Bild, publié le mois dernier, suggérait que certains sauteurs à ski s’injectaient de l’acide hyaluronique dans leurs organes génitaux ou portaient une gaine semblable à un préservatif avant de subir des contrôles rigoureux sur la taille de leur combinaison de ski. Le journal affirmait que cette manipulation permettrait de justifier le port d’une combinaison de saut à ski plus grande, offrant ainsi plus de portance et un vol plus long pour remporter des médailles.
« Cette rumeur folle a commencé il y a quelques semaines à partir de simples ouï-dire, » a déclaré le porte-parole de la FIS, Bruno Sassi, à l’Associated Press.
Réactions de l’Agence Mondiale Antidopage
Cette affaire a suscité une attention internationale cette semaine après que des responsables de l’Agence Mondiale Antidopage, présents à Milan pour les Jeux Olympiques d’Hiver 2026, ont suggéré qu’ils étaient prêts à enquêter sur la question si elle était liée au dopage. Cependant, la Fédération Internationale de Ski (FIS) a rejeté vendredi les affirmations contenues dans le rapport.
« Il n’y a jamais eu d’indication, encore moins de preuve, qu’un concurrent ait jamais utilisé une injection d’acide hyaluronique pour tenter de gagner un avantage compétitif, » a ajouté Sassi.
Contrôles d’équipement renforcés
Ce sujet est particulièrement sensible pour le saut à ski à la suite d’un scandale de tricherie l’année dernière, où des responsables de l’équipe norvégienne ont été filmés en train de manipuler des combinaisons de ski lors des Championnats du Monde à Trondheim, en Norvège. L’entraîneur principal Magnus Brevik, l’entraîneur adjoint Thomas Lobben et le membre du personnel Adrian Livelten ont récemment été bannis du sport pendant 18 mois pour avoir altéré les combinaisons avant l’épreuve de grand tremplin masculin.
Les sauteurs à ski norvégiens Marius Lindvik et Johann André Forfang ont accepté des suspensions de trois mois qui leur ont permis de participer aux événements de cette saison. À la suite de ce scandale, la FIS a introduit des contrôles d’équipement plus rigoureux, comprenant des vérifications avant et après chaque saut ainsi que des mesures 3D améliorées pour évaluer les athlètes dans leurs uniformes. Des microchips intégrés dans les combinaisons sont également conçus pour prévenir toute manipulation.