Canadiens : Martin St-Louis partage sa philosophie d’entraînement

Interview de Martin St-Louis

Si vous avez regardé le match des Canadiens de Montréal contre les Minnesota Wild sur Prime lundi soir, vous avez probablement remarqué l’excellente interview réalisée par Christine Simpson avec l’entraîneur des Habs, Martin St-Louis. Le moment le plus marquant de cette interview est survenu lorsque Simpson a demandé à St-Louis comment la relation entre entraîneurs et joueurs avait évolué depuis ses débuts dans la LNH.

« Vous savez, quand je suis arrivé dans la LNH, c’était ‘Vous devez faire comme ça’. Je pense qu’avec cette génération, il faut être exigeant, mais pas dégradant. À l’époque, les entraîneurs étaient très exigeants et parfois dégradants, et nous l’acceptions. Je sais que j’ai agacé certains de mes entraîneurs en allant dans leur bureau pour dire : ‘Pourquoi ? Pouvons-nous en parler ? Puis-je vous expliquer quelque chose ?’ J’ai l’impression d’avoir un peu poussé certains d’entre eux, et je sais que j’ai pu être agaçant, mais j’étais très curieux. […] J’encourage cela chez mes joueurs. Pour moi, il est essentiel de convaincre cette génération. S’ils ne sont pas convaincus, parlons-en, car je n’ai aucun problème à ce que vous me convainquiez du contraire. »

Entendre un ancien joueur décrire les entraîneurs comme dégradants à un moment donné n’est pas surprenant, surtout s’il a joué sous un entraîneur comme John Tortorella, connu pour sa rigueur. Le secret de la relation réussie de St-Louis avec ses joueurs réside dans le respect mutuel. Ils le respectent parce qu’il a vécu tout ce qu’ils traversent, et il les respecte en les traitant comme il aurait aimé être traité lorsqu’il était à leur place.

Un entraîneur engagé

Lors des entraînements, on peut souvent le voir engager des discussions animées avec ses joueurs, non pas en leur criant dessus ou en étant agacé, mais en essayant de les convaincre que ce qu’il leur enseigne est la meilleure approche. Être passionné et croire en ce que l’on enseigne est la meilleure manière d’être convaincant.

Lundi, à l’entraînement… pic.twitter.com/grw8YKs9HS — Anthony Martineau (1er février 2026)

St-Louis peut être le patron, mais il n’est pas un dictateur ; c’est un joueur d’équipe. Bien qu’il ne soit plus sur la glace, il se considère toujours comme l’un des membres de l’équipe travaillant pour atteindre le même objectif : ramener la Coupe Stanley à Montréal. C’est probablement pourquoi il est si rare de le voir imposer des entraînements punitifs, même après une lourde défaite. Il ne croit pas à la dégradation et à la punition des joueurs ; pour lui, le jeu a évolué, et ce n’est pas ainsi que l’on obtient le meilleur de ses joueurs.

Martin St-Louis parle de ce que c’est que d’entraîner dans cette génération et d’entraîner les Habs pic.twitter.com/zrWz4b6UCv — Sports on Prime Canada (3 février 2026)

Conclusion

Ce style d’entraînement lui permettra-t-il enfin de capturer la 25e Coupe Stanley qui échappe à Montréal depuis tant d’années ? Le temps nous le dira, mais jusqu’à présent, les joueurs semblent réagir très positivement, et cela pourrait être la clé pour assurer la transmission du message d’un entraîneur, car il y a un dialogue et pas seulement des ordres donnés.

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